Éphémères

Pamphlet promotionnel du RLQ. Affichant le portrait 19 du photoshoot « Toi, moi et nos diversités », 2 septembre 2016.

2016

Éphémères

Couverture du livre « Éphémères – Cette femme qui me… », par le Réseau des Lesbiennes du Québec, collectif d’autrices, Homoromance Éditions, 2016.

Août 2016 marque le lancement tant attendu au restaurant 1000 grammes du premier recueil de textes du Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) « Éphémères : cette femme qui me… », d’abord publié  par Homoromance éditions, puis réédité en 2020 par les Éditions Saphiques du RLQ :

« Il nous fait plaisir de vous offrir cette collection de nouvelles de poésie célébrant l’amour, la sensualité et la sexualité pour et par des femmes qui aiment d’autres femmes. Les œuvres qui y sont présentées sont le fruit de l’imaginaire de nos membres ayant répondu à un appel de textes » – Quatrième de couverture « Éphémères : cette femme qui me… », Éditions Saphiques du RLQ, 2020.

Avis « Lesbophobie – Contrer l’invisibilisation des lesbiennes et des femmes de la diversité sexuelle », présenté au Bureau de lutte contre l’homophobie dans le cadre des consultations du Plan d’action gouvernemental contre l’homophobie et la transphobie, 1er septembre 2016.

Du côté politique, c’est dans le cadre des consultations du Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie et la transphobie 2017-2022 et dans l’attente du bilan du précédent plan d’action 2011-2016 que le RLQ présente un avis intitulé « Lesbophobie – contrer l’invisibilisation des lesbiennes et des femmes de la diversité sexuelle » au Bureau de lutte contre l’homophobie et la transphobie :

« Ce mémoire soulignait l’importance d’éliminer les biais androcentristes et d’utiliser un cadre d’analyse basé sur la lesbophobie afin de rendre compte de la réalité des lesbiennes et des femmes des minorités sexuelles. Également, il est impératif de créer des milieux de vie sécuritaires et inclusifs pour toutes, exempts d’intimidation et de violence et prendre en considération le type de violence particulière qui affecte les lesbiennes et ce dans tous les milieux de vie mais également dans l’espace public. » – Rapport d’activités du RLQ 2016-2017.

Le 12 juin 2016 a lieu la fusillade au club LGBT Pulse à Orlando. Parmi la centaine de personnes atteintes par les projectiles, 49 succombent à leurs blessures. Il s’agit de l’acte de violence le plus meurtrier jamais commis à l’encontre de la communauté LGBTQ+. En soutien aux victimes, le Collectif Carré Rose organise une vigile le 16 juin 2016 au Parc de l’espoir. Le RLQ est présent lors de ce moment important afin d’offrir du réconfort avec des câlins lesbiens : « (…) nous offrirons des câlins lesbiens afin de donner un brin de réconfort à toute personne en ayant le besoin. Ensemble, nous devons rester fort.es et s’unir dans la paix. Ne laissons pas la peur effacer nos combats passés et futurs. » – Tiré de la publication Facebook du RLQ, 16 juin 2016.

L’année 2016 est également l’occasion pour le RLQ de participer aux consultations du Secrétariat à la condition féminine (SCF) dans l’actualisation de la politique gouvernementale pour l’égalité hommes-femmes, menant à la rédaction du nouveau plan stratégique 2016-2021. Le RLQ participe également aux consultations  gouvernementales en lien avec le plan d’action en matière de violence conjugale 2012-2017 ainsi que pour la stratégie mise en place afin de prévenir et contrer les violences sexuelles 2016-2021. Dans la foulée de ces représentations politiques, le RLQ dépose un mémoire dans le cadre des consultations du plan d’action contrant la maltraitance envers les personnes aînées 2010-2017 :

« Les lesbiennes ainées sont invisibilisées dans notre société et, afin de leur fournir des services, nous devons déterminer où elles se trouvent et créer un environnement qui puisse leur donner un sens de sécurité dans le but qu’elles puissent exprimer leurs besoins et dénoncer des situations d’abus. Considérant que la majorité de la population ainée devra avoir recours au système de santé. Le focus de ce mémoire porte principalement sur le système de santé et comment celui-ci crée et perpétue des barrières pour les lesbiennes. » – Rapport annuel 2016-2017.

Gloria Escomel, kimura byol et Jules Falquet au colloque L’artivisme lesbien à l’ère de la mondialisation, septembre 2016.

Publication Facebook du RLQ pour la vigile en commémoration des victimes de la fusillade d’Orlando, 16 juin 2016.

Au niveau canadien, le RLQ appuie le plan d’action national canadien contre la violence faites aux femmes « l’égalité des genres : un pilier pour la paix » recommandé par l’Organisation des Nations Unies (ONU), et participe à la campagne internationale des 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes. Le RLQ va également à Ottawa dans le cadre du Colloque international et interdisciplinaire L’artivisme Lesbien à l’ère de la mondialisation (organisé par Dominique Bourque, Johanne Coulombe et Vanessa Plante) en tant que partenaire, aux côtés du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH), du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et du Groupe Intervention Vidéo (GIV). Ce colloque réunit une trentaine d’activistes, d’artistes et d’universitaires originaires d’une dizaine de pays, et « (…) [le RLQ y aborde] les préoccupations des lesbiennes (…) afin de répondre à la question suivante : dans quelles luttes s’investissent-elles, comment et pourquoi ? » (Rapport d’activité du RLQ, 2016-2017). Un documentaire éponyme sur ce colloque de trois jours a d’ailleurs été réalisé par kimura byol.

Le RLQ siège également au comité consultatif de la conférence L’évolution des droits des personnes LGBT à Montréal, au Québec, au Canada et dans le monde, présentée dans le cadre des activités de Fierté Canada Pride Montréal 2017. Le but de la conférence est de faire un état des lieux sur la situation actuelle au Canada en termes de droits de la personne LGBTQ+.

Le RLQ participe aussi à la campagne des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes et organise la Journée de Visibilité Lesbienne (JVL) avec le Centre de solidarité lesbienne (CSL) le 14 mai 2016, sous le thème « Qui-suis-je? ». Un premier mini-guide terminologique sur la diversité sexuelle y est lancé par la même occasion.

Le RLQ au Grand Challenge de Bateau Dragon, 12 septembre 2016.

Affiches de la Dyke March et Allié·es, août 2016.

« La multiplication des étiquettes sexuelles suscite plusieurs débats et tend à diviser notre communauté. Nous avons à cœur d’être plus inclusives pour les femmes qui aiment les femmes et ainsi de rallier le plus de personnes possibles. (…) De plus, c’est l’occasion de s’imprégner des batailles menées, de découvrir également les réalités de diverses lesbiennes et de célébrer les réussites des femmes de notre communauté. Une journée complète, imprégnée de culture, partage et mobilisation de la culture lesbienne-inclusive. » – Journée de Visibilité Lesbienne « Qui suis-je? », RLQ, dans le rapport d’activité 2016-2017.

Au courant de l’été 2016, le RLQ organise avec Fierté Montréal la Dyke March du 11 août au Square Phillips, réunissant près de 300 participantes. Le mois de la fierté est également l’occasion pour le RLQ d’organiser une séance photo sous le thème : « Toi, moi et nos diversités », où 8 personnes sont photographiées à titre de modèles pour représenter la diversité des lesbiennes et illustrer les outils de promotion du RLQ.

« Qui suis-je? », lancé à l’occasion de la journée de visibilité lesbienne, 14 mai 2016.

Dyke March et Allié·es ©André Querry, 11 août 2016.

Enfin, en dehors de ces événements dédiés spécifiquement aux communautés lesbiennes, le RLQ participe au Grand Challenge de Bateau Dragon organisé au bénéfice de l’Astérisk, et ce, pendant quatre années consécutives. Le Réseau renouvelle également son partenariat de diffusion avec le festival Image+Nation à travers la section de courts-métrages Lesbomundo, en plus d’assister à l’ouverture officielle de la librairie féministe l’Euguélionne.