Toutes pour elles!

Manifestation contre les mesures d’austérité des libéraux, 2 avril 2015, tiré du Facebook du RLQ.

2015

Toutes pour elles!

Manifestation pour le financement des organismes communautaires, 3 novembre 2015, tiré du Facebook du RLQ.

C’est en 2015 que le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) lance un appel de textes en vue de la publication de son tout premier recueil : Éphémères, cette femme qui me…. Cette initiative lance un nouveau projet de publications faites par et pour les communautés lesbiennes afin de leur donner une voix ainsi qu’un espace d’expression. Ce projet est mené conjointement à des ateliers de rédaction littéraire afin de favoriser les femmes dans leurs aptitudes à s’exprimer via l’écriture :
« Ce projet (…) vise à encourager les auteures lesbiennes en devenir à finaliser leurs œuvres pour les publier et ensuite les promouvoir auprès d’un lectorat cible. Il s’adresse à toute lesbienne désirant publier ses écrits, ses romans ou ses nouvelles et qui souhaiterait obtenir des outils et des conseils en vue d’une autopublication. » – Rapport annuel du RLQ 2015-2016.

Pascale Labelle peignant à l’extérieur devant public © Céline Gélinas, 31 juillet 2015.

Atelier de pancartes du RLQ © Céline Gélinas, 31 juillet 2015.

À l’occasion de la Saint-Valentin, le RLQ participe avec des artistes montréalaises à une activité de création et de vente de cartes de souhaits et d’affiches sous le thème « Same Love », au bar Notre Dame Des Quilles. Cette activité a pour but de contrer les fêtes de la Saint-Valentin, médiatisées de façon hétéronormative. Plus tard au cours de l’année, des ateliers de pancartes sont réalisés dans le cadre de la manifestation d’art public Aires Libres, où des artistes créent des toiles à l’extérieur devant public. C’est en cette occasion que l’artiste peintre Pascale Labelle réalise une œuvre qui sera tirée et dont les fonds iront aux bénéfices du RLQ.

Au niveau de son implication politique, le RLQ rencontre les candidat·es de la circonscription Laurier-Sainte-Marie avec le Conseil québécois LGBT (CQ LGBT) et le Centre communautaire LGBTQ+ de Montréal (CC LGBTQ+) sur les enjeux spécifiques aux personnes LGBTQ+. Le RLQ participe également à deux manifestations dans l’année. La première est contre les mesures d’austérité des libéraux réunissant plus de 30 000 personnes (Selon l’article « Plus de 30 000 personnes manifestent à Montréal » du Journal de Montréal, 2 avril 2015.) au Square Victoria, et la seconde, en soutien à la grève des organisations communautaires sous-financées par ce même régime austère, réunissant près de 300 groupes communautaires (Selon l’article « 300 groupes communautaires veulent rencontrer Couillard », du Journal de Montréal, 3 novembre 2015) devant le bureau du premier ministre du Québec Philippe Couillard

Cette même année, le RLQ siège au comité-conseil du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelle (RQCALACS) pour favoriser le réseautage en vue des consultations sur le renouvellement du plan d’action gouvernemental en matière d’agressions sexuelles. Cette implication a comme objectif de prioriser collectivement des mesures spécifiques pour les femmes vivant avec un handicap, les femmes de la diversité sexuelle, les femmes racisées, les femmes immigrantes et réfugiées ainsi que pour les femmes autochtones.

Le deuxième volet du comité consiste à offrir des conseils et des orientations pour l’élaboration d’une formation portant sur la défense des droits, l’inclusion et l’accessibilité des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuelle (CALACS – RQCALACS) à l’aide d’une approche intersectionnelle sous l’appellation : « Une pour toutes et toutes pour ELLES! ».

Tract pour l’événement de câlins-lesbiens du 27 août 2015.

Pour donner suite au mouvement #agressionnondénoncée, le RLQ participe au Forum itinérant en matière d’agression sexuelle mis sur pied par la ministre responsable de la Condition féminine Stéphanie Vallée afin d’y faire une présentation sur la lesbophobie ainsi que sur la violence entre femmes :

« La lesbophobie, (…) est encore malheureusement bien présente dans notre société. Celle-ci se manifeste, entre autres, dans les préjugés et les attitudes envers les femmes qui transgressent les normes de genre et apparaissent plus « masculines » aux yeux de la société. (…)  Les femmes qui ont une présentation de genre différente sont un groupe particulièrement vulnérable à des agressions à caractère sexuel qui peuvent être qualifiées de « viol correctif » (…) ayant pour but de leur démontrer ce qu’est « une vraie femme » et de corriger l’orientation sexuelle perçue. Il faut adresser ce phénomène et l’encadrer avec des mesures particulières dans le cadre des agressions et les femmes qui les subissent diffèrent des mesures conventionnelles mises en place. » – Rapport annuel du RLQ 2015-2016.

Guide des Dykes Marchs : 2 marches, 2 visions, via la page Facebook du RLQ, 31 juillet 2015.

En ce qui concerne son implication auprès des lesbiennes aînées, le RLQ participe au comité conseil de la recherche portant sur les expériences des aîné.es gais et lesbiennes en lien avec la participation sociale et sur les facteurs qui peuvent limiter ou faciliter leur participation, afin d’y développer un outil d’intervention favorisant la participation des principaux acteurs et actrices. Cette recherche est réalisée par la doctorante en sexologie de l’UQÀM Julie Beauchamp et est publiée en 2018.

En ce qui concerne les festivités de Fierté Montréal, le RLQ organise en collaboration avec le Centre de solidarité lesbienne (CSL) un brunch pour femmes de la diversité sexuelle. Le RLQ organise également une activité de « câlins-lesbiens » pour combattre la lesbophobie, et coanime le Gala du 25e anniversaire d’Équipe Montréal.

Dyke March du RLQ/Fierté : « Fières : La marche officielle des lesbiennes et allié·es » ©André Querry, 13 août 2015.

Enfin, un des événements majeurs pour le RLQ en cette année 2015 est sans conteste son implication dans l’organisation de la Dyke March de Montréal, avec Fierté Montréal, le 13 août. Cette première édition pour le RLQ est abordée sous le thème « Fières : La marche officielle des lesbiennes et allié·es. ». Il est important de noter que le contingent originel et autonome de la Dyke March a aussi célébré sa propre Dyke March le 7 août de la même année, fidèle à sa formule non-mixte qualifiée de plus grassroot (Selon le terme employé par les organisatrices dans cette entrevue de LSTW : https://lezspreadtheword.com/la-dyke-march-le-diy-lesbien-a-lhonneur/) et sans la participation d’institutions.

« Mais où sont donc passées les L? »

2014

« Mais où sont donc passées les L? »

En 2014, l’implication active auprès des lesbiennes aînées est toujours à l’agenda. En effet, le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) appuie la Chaire de recherche sur l’homophobie (aujourd’hui la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres, DSPG) en participant à des groupes de discussion sur les lesbiennes, dans le cadre d’un programme en partenariat avec le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Ce projet de recherche s’intitule «Aîné·e·s LGBT : Favoriser le dialogue sur les soins de fin de vie et leur prise en charge communautaire », et est publié en mai 2016.

Lancement du nouveau site web du RLQ, © Dominique Jobin, 12 novembre 2014.

En termes d’événements, le Réseau renouvelle son partenariat avec le Festival Image+Nation pour la diffusion du film « Appropriate Behaviour » de Desiree Akhavan. Le RLQ participe également à la Manif des Femmes de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars et à la Journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie (17 mai) pour y distribuer des tracts sur l’invisibilité lesbienne. Un communiqué sur cet enjeu est d’ailleurs publié le 15 mai :

  
« En cette journée [contre] l’homophobie et la transphobie, l’invisibilité des lesbiennes se fait encore sentir. Parce que nous utilisons peu ou pas le terme lesbophobie dans notre société, car nous sommes invisibles dans ce large terme qu’est l’homophobie (…). Soyons vues, entendues et sortons de l’ombre afin de démontrer que les L sont toujours bien présentes ! » – Communiqué du RLQ « Mais où sont donc passées les L? », 15 mai 2014.

Discours de la Présidente du conseil d’administration du RLQ, Jessie Bordeleau, au lancement du nouveau site web. © Andrée Simoneau, 12 novembre 2014.

La fin d’année est marquée par le lancement du nouveau site web sous le visuel de projet : « De l’ombre à la lumière », le 12 novembre à la Galerie Dentaire : « Soucieux de briser l’isolement, le RLQ a à cœur de représenter les réalités multiples vécues par toutes. C’est pourquoi le nouveau site web va droit au but et sort les lesbiennes de l’ombre en leur proposant une porte d’entrée rassembleuse sur l’actualité, les dossiers et les ressources qui les concernent directement! (…) Venez partager une bouchée et un verre à la santé de notre communauté ! Venez célébrer la diversité et la visibilité des lesbiennes du Québec avec nous ! Nous sommes le Réseau de toutes. » – Communiqué du RLQ, via Sysyphe.org, 4 novembre 2014.

La relance

2013

La relance

Nouvelle identification visuelle du RLQ, par Jessie Bordeleau 2013.

Nouvelle identification visuelle du RLQ, par Jessie Bordeleau 2013.

Le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) revient en force pour l’année 2013 avec l’embauche d’une nouvelle coordonnatrice et la mise en place d’un plan de relance et de restructuration de ses visées. Constatant la perte de contact avec sa base et ses membres — surtout les plus jeunes —, ce plan de relance vise à construire des ponts entre les générations et à refaire du RLQ la voix de la visibilité et de la représentativité des lesbiennes au Québec.

D’abord, le retour du Réseau se traduit par une nouvelle identification visuelle, lancée le 17 mai 2013 à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie (17 mai). En plus d’un nouveau logo, de nouveaux objets promotionnels sont distribués durant l’année, parmi lesquels se retrouvent des sous-verres portant la mention « Pouvez-vous nommer 5 lesbiennes out? » et des cartes postales arborant des statistiques sur les réalités lesbiennes.

Recto-verso de carte postale arborant des statistiques sur les lesbiennes, RLQ, 2013

Parmi les activités qui reprennent graduellement, on compte la participation du RLQ à la table ronde d’échanges sur la visibilité des enjeux et des réseaux de lesbiennes organisée par la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQÀM (maintenant la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres) afin d’y présenter ses nouvelles orientations.

Du 11 juillet au 2 août, le RLQ part en tournée au Lac-Saint-Jean pour participer au Grand rassemblement des Premières Nations de Mashteuiatsh afin de rencontrer des lesbiennes hors de la métropole et d’ainsi aborder les enjeux de lesbophobie et de visibilité lesbienne en région et dans les réserves autochtones. C’est aussi l’opportunité de rencontrer les Grands Chefs de cette région et de créer des liens avec des groupes alliés.

« Agressées par ce qu’elles sont lesbiennes et féministes », dans le Journal de Montréal, 17 novembre 2013.

Communiqué du RLQ « Les mots « féminisme » et « lesbienne » ne sont pas une insulte ! Dénonçons la lesbophobie sous toutes ses formes », 18 novembre 2013.

Durant les festivités de la Fierté, le RLQ organise une campagne d’envoi de cartes postales au premier ministre Stephen Harper pour lui demander d’appuyer et de soutenir la communauté LGBTQ+ de Russie, violemment réprimée à la suite de l’adoption de lois homophobes empêchant tout affichage queer en public dans le pays. Une vigile de la Fierté pour les Jeux olympiques de Sotchi est également organisée en lien avec ces enjeux.

« Le RLQ s’engage dans la dénonciation directe de ces politiques et s’engage à mettre la pression sur les politicien·ne·s afin que la diplomatie canadienne et mondiale mette continuellement la pression sur leurs homologues russes afin de faire tomber l’application de ces politiques hautement et gravement discriminantes envers les LGBT, avant, pendant et après les Jeux » – Rapport annuel du RLQ 2012-2013.

Vigile de la Fierté en soutien à la communauté LGBTQ+ russe, 13 août 2013.

Deux Kiss in sont également organisés à l’automne ; le second est en réaction directe à une attaque lesbophobe survenue dans la nuit du 17 novembre 2013 à Montréal. Cette attaque donne aussi lieu à l’émission d’un communiqué par le Réseau pour dénoncer l’acte haineux lesbophobe :

« On apprenait hier l’agression sauvage de six consœurs féministes et lesbiennes samedi dernier par huit hommes qui les ont interpellées, invectivées et même frappées au visage au coin d’une intersection très passante de Montréal. Incroyable de penser qu’en 2013 le Québec soit le terrain d’une agression aussi gratuite que celle de samedi dernier. Pourtant, chaque jour, des actes de lesbophobie sont commis envers des femmes de tous les âges et de tous les horizons sous prétexte de leur orientation sexuelle. » – Communiqué du RLQ : « Les mots « féminisme » et « lesbienne » ne sont pas une insulte ! Dénonçons la lesbophobie sous toutes ses formes. » 18 novembre 2013.

La fin d’année est dédiée à la conception de l’habillage du nouveau site web du RLQ à l’aide d’une séance photo sous le thème « De l’ombre à la lumière » où 28 lesbiennes posent comme modèles pour le nouveau design du site web et les nouveaux outils de promotion du Réseau :

« En choisissant de travailler la photo en noir et blanc et en gros plan, nous voulions donner un visage lumineux, positif, assumé et rempli de force à la diversité de la communauté lesbienne du Québec. » – Rapport annuel 2013-2014.

Habillage du nouveau site web lancé en 2015, à partir du projet photo « De l’ombre à la lumière », extirpé de la Wayback Machine d’Internet Archive, 2015. Portraits par Ulysse Del Drago, 2013. Site web conçu par D Écho D, 2015.

Dyke March et Lez Spread the Word!

2012

Dyke March et Lez Spread the Word!

Au cours de l’année 2012, le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) se fait discret dans sa reprise d’activités. Il se concentre davantage sur sa gestion interne afin de remettre de l’ordre dans ses affaires. N’empêche qu’il participe tout de même au festival Image+Nation en fin d’année, afin de marrainer la présentation des films « Route of Acceptance » de Heather Tobin et « Women’s Lake » de Zoltan Paul.

Logo de Lez Spread The Word, tiré du site internet. 2021.

À noter que 2012 est l’année de la première Dyke March officielle à Montréal, organisée par le collectif autonome éponyme le 14 août. Cette première édition montréalaise tient son inspiration des « Dyke March » ayant débuté en 1993 à Washington par le regroupement des «Lesbian Avengers» (D’après un article de Lez Spread The Word, « La Dyke March – Le DIY lesbien à l’honneur », 6 août 2015).

« Le 14 août, on fera vibrer, danser, rire Montréal… On sera puissantes, fortes, envoûtantes, courageuses, sexy, joyeuses, dérangeantes et surtout nombreuses. On fera un pied de nez à la droite qui voudrait nous voir disparaître ! On fera trembler l’hétérosexisme, le patriarcat et la misogynie encore au pouvoir au Québec et ailleurs. » – Collectif Dyke March, dans une entrevue avec Foleffet, le 2 août 2012.

Couverture du Magazine #32 d’Urbania, Spécial Lesbiennes.

Notons qu’une autre Dyke March est organisée dans la même semaine, soit le 18 août dans le cadre de Fierté Montréal.

Enfin, c’est également en 2012 qu’est fondée l’organisation Lez Spread the Word (LSTW). Reconnue principalement pour la production de la série web « FÉMININ/FÉMININ », pour ses magazines bilingues annuels et pour ses soirées « Où sont les femmes? » dédiées aux lesbiennes, entre 2015 et 2019, rappelons que LSTW a tout d’abord débuté par un site web informatif pour la communauté lesbienne montréalaise.

Parlant de magazine, c’est aussi en 2012 que le magazine Urbania publie une édition spéciale portant sur les lesbiennes.

Le mag Lez Spread The Word (LSTW) – Numéro 1, novembre 2016.

La suspension

2011

La suspension

L’année 2011 est une année particulière puisque le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) suspend toutes ses activités faute de coordonnatrice au sein de l’équipe.

** Pour nous racheter de l’absence de contenu, voici quelques affiches créées au fil des ans pour divers événements de danse du RLQ. **

Affiche de la « Danse printanière » du RLQ, au Centre communautaire des gais et lesbiennes de Montréal (CCLGBTQ), 1er juin 2002.

Affiche de la soirée cabaret et danse du RLQ au Centre communautaire des gais et lesbiennes de Montréal (CCLGBTQ), 1er octobre 2004.

Affiche de la « Danse de la Chandeleur » du RLQ, au Centre communautaire des gais et lesbiennes de Montréal (CCLGBTQ), 30 janvier 2004.

Les…Biennes se retrouvent

Page couverture du calendrier lunaire 2007 du RLQ, 2006.

2006

Les…Biennes se retrouvent

« Les Outgames tracent un bilan positif », dans le journal Métro, 7 août 2006.

L’année 2006 marque officiellement le 10e anniversaire de la constitution du RLQ! Pour cette occasion, le RLQ organise sa propre Journée de Visibilité Lesbienne (JVL) le 21 octobre, indépendamment de celle de Gai Écoute (maintenant Interligne) qui la célèbre en mars de la même année. Deux Journées de Visibilité Lesbienne distinctes sont donc célébrées en l’espace d’une année!

Le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) a cependant de son côté l’ambition de reprendre la formule des Journées d’Inter-Actions Lesbiennes qui ont eu lieu de 1982 à 1992 et qui étaient principalement organisées par le groupe Les Biennes.  C’est dans cette visée que le RLQ organise deux journées de célébrations sous le thème « Les…Biennes se découvrent et se retrouvent 10 ans plus tard ! » au Y des femmes de Montréal

Le 20 octobre, le RLQ lance un calendrier lunaire commémorant les dates importantes de l’histoire lesbienne. Ce calendrier est composé d’un visuel comportant strictement des œuvres soumises par des lesbiennes et qui sont accompagnées de poèmes haïkus composés par la poétesse Janick Belleau.

Pour la Journée de Visibilité Lesbienne du 21 octobre, on présente des ateliers, en plus de faire la projection de films et de lancer des livres en présence d’auteures telles que Dominique Bourque et Nicole Brossard. Enfin, pour clôturer, le spectacle « Les lesbiennes sont partout, mais nulle part dans l’his-toire! » est présenté.

Affiche promotionnelle du 10e anniversaire du RLQ, octobre 2006.

Rapport synthèse de l’enquête « Les besoins en santé et en services sociaux des gais et lesbiennes et de leur famille au Canada », par Shari Brotman, Bill Ryan et Elizabeth Meyer, École de service social de McGill, mars 2006.

On ne pourrait pas parler de l’année 2006 sans faire mention des Outgames Mondiaux (également connus sous le nom de Rendez-Vous Montréal 2006), qui se déroulent du 26 juillet au 5 août. Cet événement réunit des dizaines de milliers d’athlètes de la communauté de partout à travers le monde, ainsi que des centaines de milliers de touristes. L’événement est historique. En dehors des compétitions sportives, une Conférence internationale sur les droits humains des personnes LGBT est également organisée. Cette conférence, qualifiée de « plus grande conférence LGBT jamais tenue », réunit près de 1500 délégué·es donnant des ateliers sur la question (Outgames mondiaux 2006, sur Wikipédia, consulté le 12 novembre 2021). Ceci donne d’ailleurs lieu à la Déclaration de Montréal sur les droits humains des personnes LGBTQ+, déclaration qui existe encore à ce jour et qui fut remise à l’Organisation des Nations Unies (ONU) par la même occasion.

Du côté des enquêtes, 2006 voit sortir les résultats de l’étude « Les besoins en santé et en services sociaux des gais et lesbiennes et de leurs familles au Canada » initiée par des chercheurs de l’École de service social de l’Université McGill en 2000, en partenariat avec le RLQ.

Présentation du spectacle « Les lesbiennes sont partout, mais nulle part dans l’his-toire », tiré de la programmation du 10e anniversaire du RLQ, octobre 2006.

De plus, l’année est marquée par la sortie du film « Portraits de lesbiennes aînées », dont le tournage a débuté en 2001. Ce documentaire est intrinsèquement lié au projet « Vieillir en étant soi-même », et ce, à travers son volet d’éducation populaire. En effet, la vidéo se veut un outil de sensibilisation pour les médecins, les infirmiers et infirmières ainsi que les différent·es intervenant·es œuvrant avec les lesbiennes âgées. Le film est d’ailleurs présenté à la Journée de Visibilité Lesbienne (JVL) du RLQ en 2008, à la Journée de lutte contre l’homophobie (17 mai) de 2009, au Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal (CÉAF) d’Hochelaga-Maisonneuve, et enfin au Forum social québécois de 2009, pour ne citer que ceux-ci. 

L’année 2006 est également marquée par l’opération de la phase 2 du projet « Les Droits Clandestins », qui, rappelons-le, était le premier projet d’enquête du RLQ, débuté en 1999. Après avoir recueilli des données sur l’ouverture des intervenant·es envers les lesbiennes dans les centres de femmes durant la première phase  du projet, la seconde phase se distingue par une tournée à travers trois centres de femmes au Québec (Cowansville, Verdun et Drummondville). Cette tournée a comme objectif de diriger des ateliers de discussion avec les usagères de ces établissements grâce à une trousse à outils de sensibilisation à la lesbophobie. Tout cela dans le but de produire un plan d’intégration des lesbiennes au sein des structures de ces organismes et ainsi combattre leur exclusion. Le rapport final d’enquête est déposé en 2007 et mène à des gains inattendus, puisqu’en 2008 ce sont 20 centres de femmes de la Table régionale des centres de femmes de Montréal métropolitain Laval qui acceptent d’intégrer une journée « Info-lesbienne » à leur programmation (D’après le procès-verbal de la réunion datant du 31 janvier 2008, par le Réseau des Lesbiennes du Québec).

À quoi rêvent les lesbiennes?

2010

À quoi rêvent les lesbiennes?

Le 29 janvier 2010, la ministre de la Justice, procureure générale et ministre responsable de la lutte contre l’homophobie, Kathleen Weil, annonce l’élaboration d’un plan d’action de lutte contre l’homophobie en mettant en place un nouveau comité interministériel chargé de mettre en œuvre la politique. Ce comité interministériel se charge de faire un suivi entre le cabinet et la ministre tout en veillant à ce que le plan d’action 2011-2016 ne s’écarte pas des attentes ainsi que des réalités des organisations communautaires et LGBTQ+, et ce, tout en collaborant avec le comité de liaison LGBT composé d’une cinquantaine d’organisations provenant de tous les milieux.

Le 2 octobre 2010 a lieu le premier colloque sur la visibilité lesbienne du Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) organisé en collaboration avec le Centre de solidarité lesbienne, la revue Treize, la FFQ et la Coalition des familles LGBT sous le thème « À quoi rêvent les lesbiennes? Quelle est leur vision d’une utopie lesbienne? ». Rappelons qu’avant cette nouvelle édition de 2010, le RLQ avait organisé deux Journées de Visibilité Lesbienne (JVL de 2006 et de 2008) indépendamment de celles organisées par Gai Écoute (aujourd’hui Interligne).

Les organisations lesbiennes participantes ont préféré tenir cette journée en octobre afin de se réapproprier leur histoire et s’offrir une journée en dehors des activités liées au 8 mars, soit la Journée internationale des droits des femmes.

« Politique de lutte contre l’homophobie – Le comité interministériel est formé », dans RGMag, 2010.

« Politique contre l’homophobie, une coalition se forme », dans Fugues, juin 2010.

« En effet, pour nous, la journée internationale des femmes est celle de l’ensemble du mouvement des femmes, dans toute sa diversité. C’est pourquoi, à l’occasion du 8 mars, nous préférons inviter les lesbiennes à appuyer les revendications du mouvement des femmes (…). » – Visibilité lesbienne, Une journée toujours à l’agenda, RLQ, 2010.

Du côté de son implication auprès des lesbiennes aînées, le RLQ fait deux présentations sur les diverses réalités auxquelles celles-ci sont confrontées. Le  RLQ prend une première fois la parole le 16 mars lors du Colloque sur l’âgisme « Situation des personnes âgées au Québec – constats et perspectives » à l’UQÀM, organisé en collaboration avec le Festival de films sur les droits de la personne de Montréal (FFDPM) dans le cadre de la Semaine d’action contre le racisme. Le RLQ prend également la parole le 12 mai dans le cadre des activités entourant la Journée internationale de lutte contre l’homophobie du 17 mai lors d’un dîner de partage sous le thème « Être lesbienne à 20 et à 60 ans », organisé par Femmes du monde à Côte-des-Neiges.

Le 9 mars, c’est durant la Radical Queer Week, que le RLQ donne son atelier sur la lesbophobie, présenté durant les États généraux des communautés LGBT du Québec de 2004.

Le RLQ participe par ailleurs à la 7e édition du Festiv’Elle (Festival international des femmes de Montréal) alors que des hommages étaient rendus à Germaine Beaulieu, Nicole Brossard, Pol Pelletier et Diane Gousse.

Affiche de la Journée de Visibilité Lesbienne, courtoisie du Centre de solidarité lesbienne, octobre 2010.

Politique de lutte contre l’homophobie

« Les premiers gais sortis du placard – Dossier Vieillir Cool », dans la « Cyber presse » [La Presse en ligne], 31 janvier 2009.

2009

Politique de lutte contre l’homophobie

Page de présentation du projet « Citoyennes à part entières et pour la vie », Fédération des Femmes du Québec, circa 2008.

Un grand événement pour le Québec survient en décembre 2008 à la suite du dépôt du rapport de consultation « De l’égalité juridique à l’égalité sociale » par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) d’après les travaux du Groupe de travail mixte contre l’homophobie datant de mars 2007. Enfin, la Politique nationale québécoise de lutte contre l’homophobie est dévoilée par la ministre de la Justice et procureure générale Kathleen Weil.

Du côté des projets, c’est après les retombées de l’enquête « Vieillir en étant soi-même » du Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) que plusieurs entrevues sont accordées aux médias en 2009 pour des dossiers spéciaux portant sur les aîné·es gais et lesbiennes. De plus, le Réseau participe au comité-conseil sur les femmes aînées de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) avec l’ambition de produire un outil de formation sous le thème « Citoyennes à part entière et pour la vie » visant à assurer la sécurité économique des aînées par le biais d’une trousse de formation.

Cette même année, le Réseau donne son appui au projet de Chaire de recherche sur l’homophobie (aujourd’hui nommée Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres, DSPG). Cette Chaire sera constituée deux ans plus tard lors du déploiement du premier Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie en 2011. Enfin, le RLQ participe également aux célébrations du 25e anniversaire de Fugues Magazine.

« L’homosexualité des personnes âgées : briser le mur du silence », dans Le Devoir, 4 mai 2009.

« La neige brûle »

« Les gais pour l’environnement » par André C. Passiour, dans Fugues, février 2008.

2008

« La neige brûle »

En 2008, le Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN)  débute l’année en force avec une initiative de mobilisation pour la défense des droits collectifs de la paix et de l’environnement en réponse aux pratiques des conservateurs sous l’administration Harper. Une manifestation sous flambeaux est organisée conjointement par le RLQ et le Conseil québécois des gais et des lesbiennes (CQGL, aujourd’hui le CQ LGBT). Cette idée est à l’origine d’une résolution prise par l’Assemblée des mouvements sociaux présents au Forum social québécois de la dernière année : « C’est aussi (…) l’occasion de démontrer que les gais et les lesbiennes sont des citoyens à part entière de la société et qu’ils ont à cœur de défendre une cause aussi importante pour la planète et l’humanité que l’environnement (…) [Nous convions les gens à emmener] chandelles, lampions, lanternes, tout ce qui fait une petite flamme qui brillera pour la planète. »  – Steve Foster dans Fugues, février 2008.

En plus d’organiser une manifestation aux flambeaux en plein mois de janvier, le RLQ encourage les participant·es à porter des brassards verts pour la cause environnementale et à allumer des feux à la grandeur du Québec pour que le gouvernement Harper freine « son attitude méprisante et dangereuse envers les enjeux environnementaux. » – Rapport annuel du RLQ 2007-2008. 

Cette mobilisation n’est pas la seule encouragée par le RLQ pour faire opposition aux pratiques des conservateurs, puisque le Réseau participera également à deux actions conjointes avec la Fédération des femmes du Québec (FFQ). En effet, la première prend la forme d’une pétition pour la sauvegarde du système de santé publique et contre la prolifération du financement des assurances privées en santé. La seconde action conjointe est une campagne de cartes postales adressées directement au cabinet du premier ministre Stephen Harper pour exiger que celui-ci tienne sa promesse concernant la pleine rétroactivité du supplément de revenu garanti pour les aîné·es, sous le slogan « Monsieur Harper, j’ai de la mémoire ».

Invitation à la mobilisation collective « La neige brûle », le 26 janvier 2008.

De plus, le RLQ participe au comité d’encadrement du projet de formation «  Violence sexuelle subie par les aînées : briser le tabou pour mieux supporter les femmes » qui fait partie de la trousse SOS ABUS, une initiative de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR).

Du côté des événements, le RLQ diffuse le documentaire « Audre Lorde : le racisme, l’écriture et la construction du pouvoir » au colloque Catharsis d’Ethnoculture, le 24 mai, ainsi qu’à la soirée interculturelle « Femmes d’ici et d’ailleurs : même combat contre la lesbophobie » au Centre des femmes d’ici et d’ailleurs de Villeray (CDFIA) : « Comment lutte-t-on quand on est lesbienne noire dans un monde hétérosexuel et blanc, Américaine face aux pays soumis à l’impérialisme et, pour les féministes, blanches face à des féministes noires? » – Tiré de la programmation du Colloque Catharsis, 2008.

Cahier de programmation du colloque Catharsis, d’Ethnoculture, mai 2008.

De plus, dans le cadre de la Journée de lutte contre l’homophobie (17 mai), le Réseau assiste à la conférence de presse dévoilant les résultats du sondage Léger en lien avec la campagne de la Fondation Émergence « L’homosexualité n’est pas une maladie ». 

Le 25 septembre, le RLQ assiste à l’ouverture officielle du Centre de solidarité lesbienne (CSL), anciennement le Groupe d’Intervention en Violence Conjugale chez les Lesbiennes (GIVCL). Cet établissement est d’ailleurs le premier « centre offrant des services aux lesbiennes modelés sur les centres de femmes ». – Rapport annuel du RLQ 2008-2009.

Du côté de la Journée de Visibilité Lesbienne (JVL), le RLQ opte pour la reprise de sa formule indépendante de 2006 en organisant une reprise de son événement 10e anniversaire « Take 2 ». Cette fois-ci, l’événement se déroule le 8 novembre en soirée uniquement, et propose la diffusion du vidéo « Être lesbienne » suivi d’un spectacle musical au Centre des loisirs du Sacré-Cœur.

Affiche de la Journée de Visibilité Lesbienne du 8 novembre 2008 « 10e anniversaire du RLQ take 2 », par le RLQ et le Réseau Vidé-Elle, novembre 2008.

Égalité et solidarité

Mémoire « S’engager pour l’égalité sociale des membres de la communauté LGBT », Conseil québécois des gais et des lesbiennes (CQGL; CQ LGBT), octobre 2007.

Plate-forme pour l’égalité des femmes « Les enjeux concernant l’égalité des femmes et des hommes et l’égalité des femmes entre elles : engagements pour une société juste et solidaire », G13, février 2007.

2007

Égalité et solidarité

« Un demi-million $ aux aînés gais » dans La Voix de L’Est, 4 mai 2009.

À n’en point douter, 2007 est une année marquée par l’apport collaboratif du Réseau des Lesbiennes du Québec (RLQ/QLN) dans divers dépôts de mémoire représentant les revendications d’organismes LGBTQ+ et communautaires.

Il y a d’abord la signature de la plate-forme électorale féministe et politique du Groupe des 13 (G13) intitulée « Les enjeux concernant l’égalité des femmes et des hommes et l’égalité des femmes entre elles : engagements pour une société juste et solidaire » en vue des élections provinciales du 26 mars 2007. Le RLQ contribue également aux consultations sur les difficultés vécues par les lesbiennes au sein de métiers non traditionnels dans le cadre du projet de Politique d’égalité des femmes et des hommes de la Ville de Montréal, en octobre.

Le RLQ participe par ailleurs aux consultations menant à la rédaction du mémoire « S’engager pour l’égalité sociale des membres de la communauté LGBT sans accommodements » du Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL, aujourd’hui le CQ LGBT) dans le cadre des audiences nationales de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodements reliées aux différences culturelles en décembre. Le RLQ participe aussi à la rédaction du mémoire « Pour que l’égalité des droits humains soit une égalité de fait » (Archives du Réseau des Lesbiennes du Québec et WikiAcA, 2021. Ce document n’est pas publié) dans le cadre de la consultation générale de la commission des Affaires sociales relative au Projet de loi 63 modifiant la Charte des droits et libertés de la personne pour y inclure expressément que « les droits et libertés énoncés dans la Charte sont garantis également aux femmes et aux hommes » (D’après le Projet de loi numéro 63 (2008, chapitre 15), Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne, sanctionnée le 12 juin 2008, par l’Éditeur officiel du Québec, 2008).

« Plus d’un demi-million de dollars pour le bien-être des aînés gais et lesbiennes », dans Fugues, juin 2009.

Dépliant promotionnel du RLQ réalisé par Suzanne Vertue en 2007.

Enfin, le RLQ a l’opportunité de déposer son mémoire sur l’adaptation des services résidentiels aux lesbiennes aînées « Vieillir en étant soi-même », ainsi que son documentaire « Portraits de lesbiennes aînées » à la ministre Marguerite Blais dans le cadre de la Commission des aînés de 2008. Suite à cette action, le RLQ obtient une subvention de 120 000$ sur trois ans afin de financer la diffusion du documentaire sur les lesbiennes aînées dans les résidences pour personnes âgées. Le documentaire est d’ailleurs présenté au Festival 50+ de Vancouver et à la Cité des retraités NDF en 2009.

C’est aussi en 2006 qu’a lieu le premier Forum social québécois, du 23 au 26 août. L’événement s’est terminé par une marche manifestive de 2000 personnes dans les rues de Montréal.

« Il s’agissait du plus grand rassemblement de la gauche dans l’histoire du Québec. Ainsi les mouvements communautaires, syndicaux, féministes, écologistes, étudiants, LGBT, autochtones (…) de tous les horizons ont travaillé à affirmer leur solidarité et leur volonté de poursuivre des actions en commun. » – Rapport annuel du RLQ 2007-2008. 

« Un ghetto lesbien », Patrick Lagacé, dans « Cyperpresse » [La Presse en ligne], 15 mai 2007.

En plus de participer à la marche, le RLQ siège à une table ronde du Forum sous la thématique « Quand les lesbiennes se visibilisent – un prix à payer quand on sort de l’invisibilité », une prise de parole faite directement en réaction à Patrick Lagacé, qui qualifiait le projet d’ouverture d’une résidence lesbienne de « ghetto lesbien » (D’après un article « Un ghetto lesbien » de Patrick Lagacé dans « Cyberpresse » (le blogue en ligne de La Presse), 15 mai 2007.)  dans un article paru sur le blogue en ligne de La Presse.