L'histoire

Fondé en 1996, le Réseau des Lesbiennes du Québec est un organisme voué à la défense des droits, des intérêts, de la diversité et de la culture des lesbiennes. L’organisme est né d’un besoin pour les lesbiennes de tout le Québec d’avoir une voix autonome sur la place publique. Son histoire débute lors des états généraux des communautés gaies et lesbiennes du Québec, lorsque qu’une trentaine de celles-ci décident de se rassembler afin de former un comité provisoire.Comité RLQ - Fondation 1996

La création de ce comité répondait alors à un besoin urgent pour les lesbiennes de se regrouper, après la fermeture de leur point central de rencontre : l’école Gilford. Le sous-sol de cette école primaire désaffectée fut, pendant près de dix ans, le seul lieu, outre les bars, où elles pouvaient se retrouver. Ce fut à la fois un espace de travail, de réflexion, d’analyses, de mémoire et un laboratoire créatif pour plusieurs artistes, militantes et artisanes. Y évoluaient notamment Les Tribades, la chorale lesbienne, l’école des arts martiaux des femmes de Montréal, les archives lesbiennes Traces, un atelier de menuiserie et le matériel d'impression de la revue Amazones d'hier, Lesbiennes d'aujourd'hui. Chaque année, une « journée de visibilité lesbienne » s’y tenait. La fermeture de l’école en 1993 fut un coup dur pour la communauté lesbienne, les privant d’un lieu significatif d’appartenance.

C’est dans ce contexte que le RLQ/QLN prend place, comme le résumait le magazine Orientations du 6 décembre 1996: « Si nous pouvions réunir toutes les lesbiennes de la province, qu’elles habitent Port au Persil, Val D’Or ou Montréal, qu’elles parlent portugais, anglais ou français, qu’elles soient simples ou brillantes, jaunes, blanches, ou noires, plus ou moins jeunes, non voyantes ou malentendantes, riches ou pauvres, bloquistes, péquistes ou libérales, qu’elles se promènent en chaise roulante ou à bicyclette et que nous leur demandions quel est leur plus grand besoin en tant que lesbiennes, nous du comité provisoire du Réseau des lesbiennes du Québec, croyons qu’elles répondraient à l’unanimité : une association provinciale de lesbiennes. »

Le congrès de la fondation en fut la pierre de lance : un moment d’intense mobilisation plein d’espoir, comme en témoigne son spectacle de lancement « Rebelle un jour, rebelle toujours », dont plusieurs lesbiennes de la communauté se souviennent encore. Les Tribades, groupe multidisciplinaire d’intervention artistique lesbienne, avaient invité pour l’occasion une vingtaine d’artistes à se joindre à lui afin de créer un spectacle éclectique et libertaire sous le thème de « la mémoire et de l’histoire ». Par cette amorce, le RLQ/QLN posait la question cruciale de l’avenir « Comment peut-on savoir où on s’en va, quand on ne sait pas d’où l’on vient, ou si on n’en tient pas compte? ».

Depuis ce temps, en plus des congrès, des conférences, des lancements, des co-productions vidéo et diverses activités de réseautage pour lesbiennes, le RLQ/QLN est intervenu sur de nombreux enjeux sociaux et politiques, plus spécifiquement sur l’union civile des conjoints de même sexe et l’invisibilité des lesbiennes âgées. Dès 1997, il s’allie à la Fédération des Femmes du Québec pour revendiquer la reconnaissance légale des couples de même sexe. En 2003, il s’intéressera à l’invisibilité des lesbiennes aînées et afin de sensibiliser la population sur leurs conditions, coproduit une vidéo intitulée « Portrait des lesbiennes aînées ». Cette vidéo sera diffusée dans les maisons d’hébergement pour personnes âgées et les centres de femmes.

Malgré les avancées des dernières années, les enjeux actuels demeurent aussi complexes et variés que sa communauté : la discrimination directe ou indirecte, le vieillissement, l’hébergement pour aînées, la parentalité lesbienne, les dossiers spécifiques de santé, les viols correctifs, etc. Tant de dossiers importants, pertinents, très peu abordés dans la sphère politique, dans les médias et dans la société en général.

Aujourd’hui comme hier, les lesbiennes sont nombreuses, mais restent toujours d’une grande invisibilité. Au petit écran comme au cinéma, il est encore rare qu’on nous offre des personnages lesbiens sereins qui vivent hors des stéréotypes et des clichés hétéronormatifs. Mettre en lumière cette invisibilité reste encore aujourd’hui un objectif à atteindre sur bien des points et à plusieurs niveaux.

Le RLQ/QLN reste le seul regroupement autonome œuvrant spécifiquement aux intérêts de toutes les lesbiennes du Québec. Il représente une manière concrète de lutter au quotidien contre la lesbophobie et de permettre aux lesbiennes de se faire voir et entendre sur la place publique.

Les lesbiennes québécoises se doivent d’avoir une voix. Le Réseau des lesbiennes du Québec - Quebec Lesbian Network est cette voix. Il se veut être et rester un outil de transmission principal, le chien de garde de ses couleurs et son plus grand défenseur.

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