COMMUNIQUÉS DE PRESSE

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour diffusion immédiate  

« OÙ SONT LES LESBIENNES ?» 

RÉACTion AU PREMIER SONDAGE PANCANADIEN SUR LES COMMUNAUTÉS LGBT MENÉ PAR CROP POUR LA FONDATION JASMIN ROY

 Montréal, le 9 août 2017 -  Au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) avait lieu le dévoilement d’un important sondage pancanadien sur les communautés LGBT, mené par CROP pour la Fondation Jasmin Roy. D’emblée, le RLQ – Réseau des lesbiennes du Québec, désire souligner la nécessité d’une telle initiative pour l’ensemble de la société canadienne et de ses communautés LGBT puisque, selon le sondage, « 13% de la population canadienne appartiendrait aux communautés LGBT ».

Montréal, le 9 août 2017 -  Au Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) avait lieu le dévoilement d’un important sondage pancanadien sur les communautés LGBT, mené par CROP pour la Fondation Jasmin Roy. D’emblée, le RLQ – Réseau des lesbiennes du Québec, désire souligner la nécessité d’une telle initiative pour l’ensemble de la société canadienne et de ses communautés LGBT puisque, selon le sondage, « 13% de la population canadienne appartiendrait aux communautés LGBT ».

Cependant, lors du dévoilement médiatique entourant la présentation du sondage, nous avons pu constater que le lesbianisme n’était stipulé que de par l’utilisation de l’acronyme LGBT et que les femmes de la diversité sexuelle étaient invisibilisées sous des termes masculins. En effet, la présentation power point effectuée par CROP résume sa méthodologie de par l’utilisation des termes suivants : homosexuels, bisexuels, pansexuels, asexuels, personnes trans binaires, personnes trans non binaires, personnes non binaires/genre fluide/agenre/demi-genre). Ici, le terme « homosexuels » (conjugué exclusivement au masculin) se veut inclusif, renvoyant aux gais et aux lesbiennes (ceci n’est pas exprimé par le biais d’une légende, mais se veut notre interprétation). Or, ce « terme parapluie » utilisé pour résumer un sondage aussi important que celui ici présenté, renvoie non seulement à l’invisibilité du lesbianisme, mais vient flouer certains résultats : « Notamment dans les cas de discriminations », appuie Julie Antoine, directrice générale du Réseau des Lesbiennes du Québec, « les lesbiennes font souvent face à une double discrimination, notamment en raison de leur orientation sexuelle et de leur genre, sans compter celles des communautés culturelles et autochtones, qui s’exposent à une triple discrimination. Conjuguer les réalités gaies et lesbiennes sous le terme « homosexuels » revient à occulter les réalités des femmes et à invisibiliser le lesbianisme. Au même titre que l’utilisation des termes homophobie, biphobie et transphobie, sans y inclure le terme lesbophobie. »

Qui plus est, le lexique utilisé dans le communiqué de presse émis par la Fondation Jasmin Roy renvoie aux termes « Hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, pansexuel, asexuel, transgenre, binaire, non-binaire ». Si le RLQ applaudit la diversité des termes ici énoncés, dans un désir d’inclusion de toutes les réalités de la communauté LGBTQ2S+, nous déplorons l’absence du terme lesbienne, ou du moins, l’utilisation du masculin ET du féminin associés aux termes ci-haut énoncés. Ceci tend non seulement à invisibiliser le lesbianisme et les femmes de la diversité sexuelle, mais aussi les femmes en général.

 À Propos du RLQ

Dès sa fondation en 1996, le Réseau des Lesbiennes du Québec émerge d’une volonté d’offrir une voix autonome sur la place publique aux lesbiennes québécoises. Le RLQ agit à titre de porte-parole et d'interlocuteur auprès des instances décisionnelles, tant politiques que sociales, relativement à la qualité et aux conditions de vie des lesbiennes, des femmes de la diversité sexuelle et de leur communauté. Le RLQ est un lieu de rassemblement, de militantisme politique et culturel, d'analyses, de réflexions, d’échanges, d’éducation populaire et de formation.

Le RLQ regroupe les femmes de la diversité sexuelle (femmes s’identifiant comme lesbienne, queer, bisexuelle, trans, pansexuelle, sexualité fluide, lesbienne radicale, politique, féministe, etc.) et représente ces femmes de toutes les régions du Québec, de tous les âges, de toutes les classes sociales, de toutes les communautés culturelles et linguistiques, de différents points de vue politiques, avec ou sans handicap, etc.

Pour plus d’informations :

www.rlq-qln.ca

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Pour des demandes d’entrevues, veuillez contacter: 438-929-6928

 


 

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Fiers/Fières de qui?

Montréal, 21 août 2017. “Fiers/Fières de qui?” Telle est la question que le RLQ - femmes de la diversité sexuelle s’est posée suite aux 11 jours de festivités LGBTQ proposés par Fierté Montréal Canada 2017. Suite à plusieurs manquements importants de la part Fierté Montréal, le RLQ se doit de réagir afin de défendre les droits des femmes de la diversité sexuelle et leur visibilité.

 

Cette année, Fierté Montréal se devait de frapper fort, puisque c'était sa première édition de Fierté Canada, mais aussi parce que Montréal célèbre son 375e anniversaire et la confédération du Canada son 150e. Pour ce faire, plusieurs évènements importants ont été mis en place afin de proposer des activités festives pour la communauté. Néanmoins, plusieurs enjeux politiques ont été oubliés lors de ces célébrations, tout comme plusieurs acteurs importants de la communauté.

 

 En effet, selon le déroulement des évènements et de notre point de vue, les femmes de la diversité sexuelle ont été invisiblisées par Fierté Montréal et plusieurs erreurs et oublis importants ont été commis à leur égard. Avant de proposer cette lettre à la communauté, le RLQ s’est interrogé : “Non, nous ne pouvons pas réagir négativement, ce sont des festivités importantes pour la communauté. De ce fait, tous auront l’impression que les lesbiennes ne font que critiquer et qu’elles ne sont jamais satisfaites.” Nous avons donc “pris notre mal en patience”, mais suite à plusieurs manquements importants, nous avons reconsidéré l’importance et la pertinence de prendre position suite aux événements survenus.

 

Tout a commencé lors du lancement des évènements de Fierté, lors de La Course Capotée. Nous avons remporté cette course (pour la 2e année consécutive), qui vise à promouvoir la santé sexuelle chez les hommes gais. Suite à l’annonce des gagnants, il a été mentionné que nous allions pouvoir prendre la parole afin de promouvoir nos initiatives auprès du public présent à l’évènement; le microphone ne nous a jamais été offert... Subséquemment, l’équipe de Fierté n’a pas “affiché avec fierté” notre réussite auprès de la communauté… Pourquoi?

 

Puis, le 13 août, il y a eu la L Marche organisée par le RLQ, qui proposait comme thématique: “la réappropriation du quartier gai par les femmes”. Ce qui fut malheureusement très ironique, puisque lors de cet évènement, l’équipe de Fierté a oublié de faire imprimer la bannière d’ouverture de la L Marche… De plus, ils ont perdu les enregistrements vidéos de la marche qui visaient à nous promouvoir… Ce qui tend, nécessairement, à nous invisibiliser.  Au terme de la marche, ils omirent de mentionner notre arrivée au Parc des Faubourgs à leur équipe de bénévoles: encore une fois, nous n’existons pas… À noter que, suite à la demande de notre présidente Jessie Bordeleau, lors des rencontres préparatoires, Fierté avait convenu de mettre notre organisme de l’avant, afin que nous puissions faire la promotion de la L Marche, puis de notre organisme. Résultat: l’équipe de Fierté nous a installés au fond du Parc des Faubourgs, à côté des toilettes (!), en nous invisibilisant complètement. Notre présidente, consternée, a publié sur son profil personnel Facebook, l’emplacement du RLQ, afin de démontrer notre invisibilité. Fierté a par la suite démontré une certaine résistance face à cet acte. Pourquoi? Où est donc la libre expression? (soulignons que cette publication fut effectuée sur une page personnelle et non sur la page de l’organisme). Au lieu de demander la suppression de ladite publication, Fierté ne devrait-il pas prôner la libre expression de toutes les identités LGBTQ+? Ne devrait-il pas se remettre en question vis-à-vis de ces actions? Encore une fois, nous nous sommes demandé pourquoi ces “manquements”, qui ne font que nous invisibiliser davantage? Pourquoi?

 

Et que dire de la programmation des spectacles, majoritairement hétérocentrée, qui mise sur des vedettes hétérosexuelles? Bien sûr, nous sommes fièr(e)s de pouvoir compter ces figures importantes du showbusiness parmi nos allié(e)s, mais qu’en est-il des auteures-compositrices-interprètes de la diversité sexuelle d’ici et d’ailleurs, qui aurait pu, par le fait même, bénéficier d’une telle vitrine (et qui auraient été des modèles pour les femmes de la diversité sexuelle)? Outre quelques exceptions, dont Ria Maeet 2 DJ, les femmes de la diversité sexuelle furent très peu mises de l’avant lors des spectacles à grand déploiement. On a préféré y présenter des figures connues de la communauté des alliés. Certes, cela amène davantage de population et de visibilité des grands médias et fait bénéficier au pouvoir rose, nous en sommes conscientes. Cela dit, nous sommes très loin, de par ce type d’événement, des revendications politiques d’autrefois, celles alliant musique et revendications politiques (Woodstock), et visibilité de la communauté par la revendication d’un espace (Stonewall). Pourquoi?

 

Qui plus est, parlons de ce fameux mot: lesbienne. Lors des conférences internationales et celles sur la Francophonie, ils ont à peine parlé des lesbiennes; des femmes de la diversité sexuelle et leurs réalités demeurent encore invisibles auprès de la communauté. Pourquoi? Cette fois, nous n’avons pas de réponse. Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes tant invisibilisées dans notre propre communauté, qui plus est lors d’évènements que nous organisons conjointement avec des acteurs importants de la communauté. Néanmoins, nous avons travaillé fort pour être vues... Alors une dernière fois, pourquoi?

 

Suite à tous ces questionnements, nous restons avec un immense sentiment de déception, surtout que ces types d’oublis sont récurrents d’années en années. Nous nous sommes dit: “peut-être que cela est en lien avec l’abolition du comité femme de Fierté Montréal?” Quoi qu’il en soit, à la lumière des événements, la remise sur pied d’un tel comité nous semble des plus pertinente. Nous devons apprendre de ces évènements afin de ne plus générer des gestes d’exclusion au sein même de notre communauté. Ainsi, nous proposons donc à Fierté Montréal de représenter, l’an prochain, les femmes de la diversité sexuelle, en mettant sur pied un comité femmes.

 

Pour finir, je vous pose une dernière question à laquelle je peux peut-être répondre tout comme vous : “De quoi sommes-nous fiers/fières?” Cette question est primordiale, car elle démontre les enjeux mêmes de la Fierté. Désirons-nous simplement mettre de l’avant des valeurs éphémères? Présenter à la population hétérosexuelle des modèles uniques de la faune LGBTQ+? Pourquoi? Y invisibiliser les femmes? Je sais que la politique n’est pas un concept à la mode, pas plus que le féminisme, mais il est de notre devoir de proposer une diversité de modèles à nos confrères et consoeurs. Proposons-leur des valeurs d’égalité, de justice et de liberté. Soyons fier/fières!

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Le Réseau des lesbiennes du Québec - Quebec Lesbian Network est un organisme à but non-lucratif de défense des droits des lesbiennes du Québec. Nous sommes le seul organisme de défense de droits s'adressant exclusivement aux lesbiennes québécoises. Nous avons le mandat de représenter toutes les lesbiennes de toutes religions, tous âges, toutes situations professionnelles, toutes réalités économiques, de toutes origines, avec ou sans handicap, dans les grands centres ou en région. Notre représentation se fait autant au niveau politique que terrain.


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