RLQ - Film expérimental

FILM Femmes : (Ré)flexions identitaires

Femmes : (Ré)flexions identitaires

Court-métrage expérimental
Durée: 4 minutes 09 sec.
Langues : Français & anglais

Réalisation: Julie Vaillancourt
Idéation: Julie Antoine
Caméra & montage: Julie Vaillancourt
Musique: Jean-Yves Cardin
Production : RLQ – Réseau des lesbiennes du Québec, Femmes de la diversité sexuelle
Année de production: 2018

Résumé : À l’heure où la communauté LGBTQ+ se veut plus inclusive des diverses réalités qui la composent, le RLQ – Réseau des lesbiennes du Québec désire mettre de l’avant celles des femmes de la diversité sexuelle. À plusieurs moments dans l’histoire, les femmes ont choqué et chamboulé les idées reçues, pour mettre de l’avant leurs revendications. Le RLQ a fait le choix de se battre pour ses droits et sa visibilité et de passer par l’art et l’activisme. Qu’elles soient féministes, lesbiennes, queer, pansexuelles, trans, etc. ces femmes vont bien au-delà des étiquettes dans leurs idéologies, identifications et occupations quotidiennes. Ce court film expérimental met de l’avant la complexité de cette réflexion, tout en procurant visibilité aux femmes de la diversité sexuelle. De par son genre, le court-métrage expérimental nous permettait de mettre de l’avant une réflexion identitaire plus large, sans donner de réponses sur qui nous sommes. C’est le propre du genre, certaines seront choquées, d’autres charmées, certaines seront poussées à la réflexion, d’autres à l’incompréhension. La réception du film sera diversifiée, à l’image de nos identités.

À propos du RLQ : Dès sa fondation en 1996, le Réseau des Lesbiennes du Québec émerge d’une volonté d’offrir une voix autonome sur la place publique aux lesbiennes québécoises. Il agit à titre de porte-parole et d’interlocuteur auprès des instances décisionnelles, tant politiques que sociales, relativement à la qualité et aux conditions de vie des lesbiennes, des femmes de la diversité sexuelle et de leur communauté. Le RLQ regroupe les femmes de la diversité sexuelle (femmes s’identifiant comme lesbienne, queer, bisexuelle, trans, pansexuelle, sexualité fluide, lesbienne radicale, politique, féministe, etc.) et représente ces femmes de toutes les régions du Québec, de tous âges, de toutes classes sociales, communautés culturelles et linguistiques, de différents points de vue politiques, avec ou sans handicap.

À propos de la réalisatrice : Julie Vaillancourt s’intéresse à la théorie du cinéma depuis plus d’une dizaine d’années. Titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en études cinématographiques de l’Université Concordia, son mémoire (2007) analyse la représentation des problématiques LGBT dans le cinéma québécois. Ses écrits ont notamment été publiés dans Cinematic Queerness aux Éditions Peter Lang, Magazine Sapho, Revue Dire et Nouvelles « vues » sur le cinéma québécois. Journaliste pour le Magazine Fugues depuis 10 ans, critique de cinéma pour la revue Séquences, elle enseigne le cinéma au collégial. Au fil du temps, elle réalisera diverses productions, notamment pour la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et pour le RLQ, sans compter quelques vidéoclips pour ses projets musicaux.

Note d’intention: Au Québec, malgré les avancées juridiques et sociales de la communauté LGBTQ+ ayant eu cours lors de la dernière décennie, les réalités des femmes de la diversité sexuelle demeurent invisibles, tant socialement qu’au sein de la communauté gaie. Les médias traditionnels offrent des représentations limitées de femmes s’identifiant comme lesbiennes, bisexuelles, pansexuelles, asexuelles, transsexuelles, etc., et peu de modèles concrets sont présentés.

Si l’identification sociale est souvent associée à des stéréotypes, qui sont incarnés dans la culture populaire, les films participent également à la construction (et à la déconstruction) des identités sociales. Pour ce court-métrage, l’utilisation du genre expérimental était un moyen de se confronter aux étiquettes, clichés et problématiques entourant les femmes de la diversité sexuelle, tenter de se les réapproprier pour mieux les déconstruire. Cela dit, le film n’offre aucune réponse et n’a pas la prétention de représenter l’ensemble des femmes LGBTQ+ ou la façon dont une femme LGBTQ + doit être, agir, s’identifier, regarder ou ressentir, car comme tout être humain, ces femmes sont uniques avec leur propre vécu. Qu’elles soient féministes, lesbiennes, queer, pansexuelles, transgenres, etc., les femmes vont bien au-delà des étiquettes dans leurs idéologies, leurs identifications et leurs occupations quotidiennes.

Puisque le court-métrage expérimental met de l’avant l’expérimentation de par le genre filmique, il nous semblait essentiel d’expérimenter avec le médium et les perceptions sociales, en utilisant des images et des mots souvent associés aux femmes de la diversité sexuelle, en conjonction avec une musique originale et rythmée pour évoquer des sentiments, des émotions, des impressions. Nous avons tous des perceptions différentes lorsque nos sens sont confrontés à des images de nous-mêmes, qu’elles soient utilisées de façon stéréotypée ou non, que l’on s’y identifie ou pas. Ce court-métrage expérimental est une prise de parole artistique, une réflexion expérimentale qui souligne la complexité d’une mise en image des femmes de la diversité sexuelle.